18 janvier 2008
Quand on pense à tout l'argent/Qu'en fin de mois on vous prend* !
A défaut d’être d’actualité, la notion de développement durable est à la mode.
Nos partenaires sociaux, au fait de toutes les tendances, n’ont pas résisté, en cette période de soldes, à prôner le développement durable.... de la précarité.
Pour ma part, je trouve que l’accord sur la « modernisation du marché du travail » est formidable (vous je ne sais pas, mais moi j’ai du mal avec ce « marché », l’impression d’être un veau de lait sous le regard inquisiteur du maquignon… brrrrr).
L’idée est de copier le système Danois : facilités à licencier pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés. Comme nous ne somme pas de vulgaires copieurs on en à fait la FLEX-SECURITE à la Française, c’est à dire Facilité de licencier pour les employeurs et…
Ben c’est déjà pas mal non ?
La FSALF instaure, par exemple, le contrat de projet. C’est une avancée formidable (je sais, je me répète).
Ce (formidable) nouveau contrat de travail permet d’embaucher un ingénieur ou un cadre pour une durée mini de 18 mois et maxi de 36 mois. Le terme étant fixé par l’atteinte d’un objectif défini à l’embauche.
On peut, par exemple, imaginer l’embauche d’un ingénieur pour développer un produit, d’un cadre marketing pour le lancement du produit, ou d’un resp. commercial pour déployer un réseau de distribution….
Quand le but est atteint : « Merci (facultatif), vous pouvez retourner pointer ! »
Par conséquent, meilleur est l’employé, moins longtemps il est payé !
On comprend que les organisations patronales voulaient étendre la mesure à l’ensemble des collèges de salariés.
Je ne sais pas pour vous, mais je crains que la défiance des salariés envers les entreprises (réputée être un frein à la croissance) ai encore de beaux jours devant elle...
(*) "Merci patron" Les Charlots
Commentaires
Je crains ou j'espère le pire, un mai 2008 remettrait les patrons à leur place. Je ne me souviens pas du nom du patron des patrons de l'époque qui avait dit :"Riez, nous récupérerons tout" et si on décidait de rire à notre tour ?...
Et ils tout récupéré... Allez, travaillez plus pour qu'ils gagnent plus... Ingénieurs, cadres, ouvriers... Vous n'êtes que de la chair à faire du pognon... Payez! payez pour eux... Amitiés.
Bah, pour les autres corps de métier, ce sera 39 h (voire plus) payées 35, non ?
De toute façon, 'faudrait arrêter ces conneries de discours sur les miséreuses entreprises... En France, il y a davantage un problème de demande que d'offre.
D'ailleurs, où sont passés les milliards de cadeau aux couches aisées distribuées en 2007 mais déjà aussi sous Villepin en 2006 ?. On devrait commencer à en sentir les effets, non ?
Hors, la croissance et le pouvoir d'achat sont atones. Tout simplement parce que ce sont les 30 millions de foyers moyens et modestes qui font la croissance, pas les 1 ou maxi 2 millions les plus riches.
Passé un certain stade de revenus, le surplus n'est plus réinjecté dans l'économie nationale : soit parce que cela fait simplement de l'épargne en plus pour les plus aisés (qui gagnent déjà nettement plus qu'ils ne consomment), soit parce qu'ils le placent ou l'ingectent à l'étranger (banques luxembourgeoises, par exemple - 'faut pas croire qu'ils font tous travailler leur épargne à 3,50 % au Crédit machin du coin), dans des voyages, des voitures d'importation ou encore dans la pierre ou la bourse (détenue à 50 % environ par des capitaux anglo-saxons).
Alors que si l'on booste du pouvoir d'achat à des ménages qui, de toute façon, ne bouclent pas leurs fins de mois et ne peuvent pas se payer l'indispensable, le surplus de revenus est directement consommé ! Cqfd...
Ce devait être Gattaz dont parle Heure bleue, Yvon de son prénom...
Je ne suis plus dans le circuit direct, mais j'avoue que depuis quelques années, j'ai très envie d'en découdre avec ses "salopes"
Je suis parti à 61 ans, d'une Entreprise dans laquelle j'étais depuis 15 ans.
Lorsque j'ai commencé à dire vertement aux Anglais et Américains qu'ils me les broyaient menu, menu, je leur ai précisé, il y a 15 ans j'ai été embauché dans une Société Industrielle (et là, j'y étais bien), au moment de mon départ j'étais dans une Société Financière et là je n'ai rien à y foutre...alors je pars (pas de pb j'étais à la retraite), sinon je serai peut-être resté encore ?
Maky> le patron du CNPF en « Mai » était Paul Huvelin. Yvon le terrible est arrivé en 81, et Les 2 sont capables d’avoir sorti la phrase dont parle Heure Bleue.
Heure Bleue > « Souviens-toi que l’homme qui travaille ne sera pas de taille en face d’un pouvoir qui a tout prévu pour la bataille » Balavoine (soulève-moi)
Papa de Lili> Chair à pognon... J’aime…
Balafenn> « Balafenn à Bercy- Balafenn à Bercy- Balafenn à Bercy »…
Pour ce qui nous tombe sur le dos, le développement du râble, au moins le nôtre est assuré, on va être vraiment musclé...
Ce qui est génial, c'est que le patronat a enfin trouvé la vraie poule aux oeufs d'or. Le jour où quelqu'un inventera une machine à fabriquer le pognon, ils embaucheront un ingénieur pour la faire et ils le vireront.
C'était déjà un peu le cas mais ce sera inscrit dans la loi.
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