Ralbol

humeurs et mauvaise foi

28 mars 2008

Combien d'oreilles Faut-il aux malheureux Avant d'écouter leurs pareils ?*

Moi, vous me connaissez, je déborde d’affection pour tout élu, pourvu qu’il soit à l’UMP.

Aujourd’hui, j’ai envie que vous prêtiez un peu de votre attention à Monsieur le sénateur de l’Oise  Philippe Marini.
Ce brave homme qui cumule, comme tant d’autres, mairie et Luxembourg tente de faire passer (avec 71 autres sales écolos) une loi visant à rendre obligatoire un référendum local pour tout projet d’installation d’éolienne de plus de 50 m de hauteur. Si je me permets d’en parler c’est que cette mesure est écologique. En effet cette loi ne sert qu’à préserver nos belles campagnes de la pollution… visuelle.

Pour la faire courte, il s’agit de demander aux habitants s’ils sont opposés (ou non) à l’implantation d’éolienne dans leur commune (ou une de celles d’à côté), tout en sachant que ce référendum ne sera que consultatif et que le maire pourra passer outre l’avis de ses administrés (la belle démocratie que voilà).

Par conséquent, grâce à Monsieur Marini, il sera plus difficile, demain, d’implanter une éolienne qu’un site Seveso, qu’une ligne TGV, qu’une ligne à Très Haute Tension, un relais de téléphone mobile, une autoroute ou une centrale nucléaire, puisque ces installations ne nécessitent pas une approbation des riverains. Il faut dire qu’elles ne sont ni dangereuses, ni polluantes.

C’est pas un ancien patron du C.E.A., comme Marini, qui pouvait l’ignorer !

* "La réponse est dans le vent" Hugues Aufray

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17 mars 2008

Alors qu'à la mer, les poissons de fer pissent sur nos sables dorés*

Avant-hier, on « fêtait » les 30 ans du naufrage de Amocco Cadiz : 223 000 tonnes de pétrole déversées. 11 ans, presque jour pour jour, après les 120 000 tonnes du Torre  Canyon, les images d’oiseaux englués marquaient les esprits.
Depuis 30 ans, une quarantaine de marées noires majeures se sont produites (Le Gino en 79 : 41 000 tonnes, Le Tanio en 80 : 6 000 tonnes, le Castillo de Bellver en 83 : 250 000 tonnes, l’ Exxon Valdez en 89 : 40 000 tonnes, l’Erika en 99 : 20 000 tonnes, le Prestige en 2002 : 77 000 tonnes, l’ Hebei Spirit en décembre dernier 10 000 tonnes répandues en Mer Jaune).

Je sais, ce n’est rien !

C’est la faute à pas de chance, les dégâts collatéraux de la conquête des marchés, des accidents, des négligences, pas de quoi mettre des gens en prison !
C’est vrai que, comparé à la délinquante volontaire, pure et dure, que constitue le dégazage, les marées noires accidentelles, mais si médiatiques, sont 6 fois moins importantes, puisqu’on attribue aux dégazages l’équivalent de 1 million de tonnes de pétrole annuellement déversées en mer… et combien de peine d’emprisonnement ?

P., hier, n’en faisait pas des tonnes. Loin de là.
P. dépassait à peine le gramme.

C’est assez peu pour qu’on le jette en taule…

*  « C’est Un Voyou »  Daniel Balavoine

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14 mars 2008

« Tout dans le couple va changer… »*

Je ne vais plus au Café !

A l’époque, lointaine, ou j’avais une activité professionnelle, j’avais l’habitude de commencer ma journée par un passage au trocson du coin.
Une façon de m’imprégner de la ville ou j’arrivais.
Un sas entre la route et le taf.
Lire le journal du matin après 1heure ou 2 de France Info.
Prendre une avance de Chaleur Humaine pour commencer une journée qui, certainement, en serait dépourvue en dépit du nombre de personnes que je rencontrerai.
Depuis qu’on ne me juge plus bon qu’à devenir alcoolique, dépressif et suicidaire, j’ai, peu à peu, abandonné cette habitude (à 1,40 € l’eau chaude, ça calme).
L’interdiction de cloper dans les bars à été le sucre qui fait dépasser la tasse. Quitte à fumer dehors, debout, comme un c.. autant le faire chez moi, au moins je ne suis pas sur un trottoir!


Ce matin, pourtant, en achetant ma dose quotidienne de nicotine, et autres substances autorisées, l’envie d’un expresso fut trop forte.

Je m’installe, donc, au bar, à côté de 2 ouvriers du bâtiment qui, du fait de leur cote blanche, me semblent appartenir au corps des barbouilleurs de murs.
J’en profite pour me demander par quelle obscure raison les peintres qui, plus que d’autres, risquent les taches, continuent de s’habiller de blanc. C’est vrai quoi, chez Midas ils ont troqué la combi jaune par une noire, les chirurgiens sont, depuis longtemps, en bleu ou en vert... Les peintres non !

Brefle (comme disait mon cher Béru), je « m’attable » au bar prés de ces nobles ouvriers quand, sans écouter le moins du monde leur conversation, j’entends le plus jeune parler de SA femme (lui, il A une femme, pas une épouse) en terme fleuris et conclure :

-« Attends, j’va quand même pas m’laisser marcher su’les pieds !
Hé, c’est qui qui commande ?..
Merdalors !..
C’est quand même pas aux bonnes femmes qu’l’bon Dieu a donné un truc en plus ! Alors… »

Je ne sais ce qui m’a pris (généralement quand il m’est arrivé de me mêler de conversation des autres c’était plutôt le soir et après quelques bières) je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire, en termes forts courtois, que le vulgaire truc qui pendait à son entrejambe n’était pas un « truc en plus » puisqu’il avait une fonction urinaire, mais, qu’en revanche, les femmes avaient, elles, un vrai TRUC en plus, intégralement dédié au plaisir, qui, manifestement, lui avait échappé.

Devant le rond que formait sa bouche muette (qui me rappelait le quotient écologique de certains élus UMP)  je n’ai pas résisté à l ‘envie, puisqu’il avait parlé de son Dieu soi-disant Bon,  de lui dire de se remémorer la dernière foi qu’il etait  entré dans une église.

Lui : « ouais, et alors ?»

Moi : « regardes bien l’entrée… »

Lui : « Ouais… ? »

Moi : «  Tu vois le portail, ses replis, la rosace au-dessus ? »

Lui : « ben, ouais, et alors ? »

Moi : « A ton avis, ça ressemble plus au truc  qui te permet d ‘évacuer la  bière, ou aux lèvres de ta femme et au « TRUC EN PLUS » que Dieu lui a donné ?

Lui :  «  … ! »
Le rond que formait sa bouche n’était pas sans me rappeler le quotient écologique de certains élus PS...

Je sais, la manipulation c’est facile !

En même temps cela procure du plaisir,
… Et c’était bon !

Bon, c’est pas tout ça mais va falloir que je change de dealer…

Je crois que ce soir ce sera bière au Ceili, les buveurs de bière bretonnants sont moins c… que les buveurs de café !

Non ?

*La femme est l'avenir de l'homme Jean Ferrat/Aragon

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07 février 2008

Allons vers l'autre monde en flânant en chemin…

Les onzièmes journées nationales pour la prévention du suicide démarraient lundi dernier.
L’amour que je porte à ma vie étant immense, j’ai décidé de commémorer à ma façon cet évènement.
Profitant, ce soir, du fait que ma mie préfère s’éclater avec ses subordonnés plutôt que s’ennuyer avec moi, j’ai testé le suicide charcutier : Saucisse sèche, andouille, pâté de campagne et andouillettes (oui, il y a un « s », je ne voulais pas me rater).

*« Mourir pour des idées » Georges Brassens

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05 février 2008

« Je nage dans le goulag je rêve d'évasion » …*

Que c’est beau la rupture…
enfin, en politique je veux dire.
A la place des rombières d’avant, plus ou moins décaties, on a droit à une bimbo  promulguée first lady en 3 mois (la rupture c’est aussi  donner un nouveau tempo à l’action politique). D’ailleurs puisqu’il est question de tempo, on pourrait faire défiler les troufions du 14 juillet sur les airs du futur album de la Diva, ça serait moins martial et constituerait une première mondiale, assurément ce qu’il nous faut pour démarrer de belle façon la présidence de l’union et ça ferait des sous pour la dame.

Parce que la rupture c’est aussi la lady qui s’assume financièrement, assignant Ryan Air pour 500 000 €, ou se pavanant en cuissardes et bague sur les pages glacées de DT.
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle fait ce qu’elle peut pour faire rentrer de l’argent sur le territoire, et en même temps nous assurer une première place mondiale ...du mauvais goût!
Ceci dit, si Bernie avait osé faire de même, j’aurais encore plus honte. Mais bon, aucun risque, elle trouvait déjà que les cheveux long de Ferry faisaient mauvais genre, alors le topless…

C'est comment qu'on freine ? Alain Bashung

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18 janvier 2008

Quand on pense à tout l'argent/Qu'en fin de mois on vous prend* !

A défaut d’être d’actualité, la notion de développement durable est à la mode.
Nos partenaires sociaux, au fait de toutes les tendances, n’ont pas résisté, en cette période de soldes, à prôner le développement durable.... de la précarité.
Pour ma part, je trouve que l’
accord sur la « modernisation du marché du travail » est formidable (vous je ne sais pas, mais moi j’ai du mal avec ce « marché », l’impression d’être un veau de lait sous le regard inquisiteur du maquignon… brrrrr).

L’idée est de copier le système Danois : facilités à licencier pour les entreprises et plus de sécurité pour les salariés. Comme nous ne somme pas de vulgaires copieurs on en à fait la FLEX-SECURITE à la Française, c’est à dire Facilité de licencier pour les employeurs et…
Ben c’est déjà pas mal non ?

La FSALF instaure, par exemple, le contrat de projet. C’est une avancée formidable (je sais, je me répète).
Ce (formidable) nouveau contrat de travail permet d’embaucher un ingénieur ou un cadre pour une durée mini de 18 mois et maxi de 36 mois. Le terme étant fixé par l’atteinte d’un objectif défini à l’embauche.
On peut, par exemple, imaginer l’embauche d’un ingénieur pour développer un produit, d’un cadre marketing pour le lancement du produit, ou d’un resp. commercial pour déployer un réseau de distribution….
Quand le but est atteint : « Merci (facultatif), vous pouvez retourner pointer ! »
Par conséquent, meilleur est l’employé, moins longtemps il est payé !
On comprend que les organisations patronales voulaient étendre la mesure à l’ensemble des collèges de salariés.
Je ne sais pas pour vous, mais je crains que la défiance des salariés envers les entreprises (réputée être un frein à la croissance) ai encore de beaux jours devant elle...

(*) "Merci patron" Les Charlots

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09 janvier 2008

Je suis parti un peu rapidement pour avoir le temps de vous souhaiter de bonnes fêtes…. Et maintenant c’est un peu tard.

Rentré cette nuit, après AVC puis DC du papa de ma mie.
Moments difficiles, forcement. Propices au repli sur soi, à la méditation sur le sens de la vie, de la mort, les relations parent-enfant, la nécessaire projection dans le futur… Les veillées funèbres d’antan servaient à cela, j’ai « mis à profit » l’encombrement du crématorium pour perpétuer la tradition pendant une semaine.

Je ne vous ai pas lus depuis plusieurs semaines, je vous promets de rattraper mon retard… laissez-moi quelques jours…

…Et bonne année à vous…

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14 décembre 2007

Y a qu'ça qui m'intéresse*

J’ai appris ce matin qu’après la grapho, la numérologie, l’astrologie, la morpho,  et j’en passe, certains cabinets de recrutement commencent à utiliser la Googlelogie. L’idée étant de taper votre nom sous Google et de voir ce qu’il en ressort (réactions sur des chat, blogs, sites perso, photos en lignes etc…).

Vous l’avez deviné, je n’ai pas résisté à faire une tentative sur mon nom, enfin mes nom et prénom, quand même…

Résultat : Plus d’un million de réponses. J’ai des homonymes architectes, maîtres de conf’, docteurs es-tout, artistes, chercheurs au C.E.A, historiens, présidents d’associations, membres du Rotary… que du beau monde, mais pas de Ralbol !
D’une certaine façon ça rassure sur Big Brother, en même temps, si j’avais eu la grosse tête elle aurait désenflé illico

*  « Parlez-moi d'moi » Guy Béart

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11 décembre 2007

Le marchand d'ordures est passé*.

Je crois l’avoir déjà dit, j’ai un maire formidable. Depuis qu’il a déclaré ne pas se représenter en mars, je l’en aime encore plus.
L’idole édile est un républicain convaincu, cumulant la mairie et le palais du Luxembourg. Pour autant, il n’en est pas moins homme.

Ainsi, Môssieur le maire vient-il de décider de renégocier le contrat de collecte des ordures ménagères avant de partir. Le dit contrat court jusqu’en octobre 2008. Par conséquent on pourrait penser que, comme le dit l’heureux patron de l’incinérateur avec qui il s’entend bien, « y’a pas l’feu ! »
Le nouveau contrat en négociation, d’une durée de 8 ans, arrivera donc à échéance après que la prochaine équipe municipale n’ai remis son sort aux choix des urnes.
Autant dire que sur ce dossier, un tantinet stratégique dans la gestion d’une ville, le maire ne fait confiance ni à son adversaire de toujours (on s’en doutait) ni à la conseillère, de son présidentiel parti, candidate à sa succession. Galopin, va !

Les mauvaises langues diront qu’en leur ôtant un élément, essentiel, de choix de projet pour cette ville, c’est surtout dans les électeurs qu’il n’a pas confiance… pourtant, c’est un républicain… si, si, il l’a dit, alors…

* « Comme un chien dans un cimetière » Hubert-Félix Thiéfaine

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14 novembre 2007

Quand tu descendras du ciel...*

Pour lutter, par avance, contre les frimas qui s’annoncent, nous prenions, hier soir, l’apéritif avec une amie. Les enfants jouaient, calmement, à nos pieds, et la conversation portait sur le climat, le réchauffement, la fonte de la banquise et toutes sortes de joyeusetés de ce tonneau.

Tout à coup, nos oreilles, à peine embrumées par la dose de blanc ingurgitée, furent attirées par quelques reniflements difficilement contenus. En nous penchant sous la table, nous découvrons Puis-née (4ans-juste-et-demi) le visage baigné de larmes silencieuses qui nous explique :

-bin si la glace elle fond au pôle nord, le Père Noël il va plus avoir de maison…

...On a les motivations qu’on peut, pour sauver le monde

*« Petit papa Noël » Tino Rossi

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